Opus Haute Définition e-magazine

L. Delibes

Sylvia

Darcey Bussell, Roberto Bolle, Thiago Soares, Mara Galeazzi, Martin Harvey. The Royal Ballet / Orchestra of The Royal Opera House. Graham Bond (dir)

Opus Arte OA 0986 D, Codaex Distribution

DVD stéréo / DTS

Premier ballet représenté au Palais Garnier le 14 juin 1876, Sylvia est aussi une musique composée par Léo Delibes. L'histoire est d'inspiration mythologique puisqu'elle se passe dans les bois sacrés de Diane. Le berger Aminta espère entrevoir Sylvia, la nymphe de Diane ; Diane surprend les amants et se souvient du bel Endymion, voué à un éternel sommeil. Toute la suite évoque la libération de Diane et son éveil à sa sensualité de femme (grâce à Orion)... Ici la représentation donnée les 1er et 5 décembre 2005 reprend en fait celle qui eut lieu le 3 septembre 1952 au royal Opera House à Covent Garden. On a fait les choses avec soin. La reconstitution est belle et méticuleuse. Décors, costumes, chorégraphie, tout est presque trop mais on ne se plaindra pas, pour une fois, de constater que tout a été conçu avec une telle minutie. De surcroît, la captation vidéo est luxueuse et n’en fait pas trois tonnes. Danseurs et danseuses rivalisent de grâce et nous donnent un magnifique spectacle. Étrange spectacle tout de même que cette reconstitution, c’est-à-dire donné à une époque qui se perd dans le modernisme souvent le plus ascétique et la reconstitution des spectacles d’antan très très soignés. Pour le coup, celle-ci est somptueuse et réussie.

Yannick Rolandeau

Sylvia was the first ballet performed at the Palais Garnier on June 14, 1876, with music by Léo Delibes. The story is inspired by mythology in that it takes place in the sacred woods of Diane. The shepherd Aminta hopes to catch sight of Sylvia, nymph of Diane; Diane surprises the lovers and recalls the handsome Endymion, condemned to eternal sleep. What follows involves Diane’s rescue and awakening to female sensuality (thanks to Orion)… The production given here from December 1 and 5, 2005 in fact is the same as the one on September 3, 1952 at the Royal Opera House at Covent Garden. Great care has been taken. The remake is beautiful and meticulous. Sets, costumes, choreography: for once let us not complain of their excess in excess. All has been designed in great detail. Moreover, the video recording is luxurious without being luxuriant. Male and female dancers are equally graceful in a magnificent performance. How strange though to produce a remake in an era abounding in often the most ascetic modernism and very, very polished productions of years past. For once, this one is sumptuous and well done.

Translation Lawrence Schulman

Disponible surCodaex
Visuel