Opus Haute Définition e-magazine

Ferdinand Ries

Die Könige in Israel

Nele Grams. Gerhild Romberger. Ewa Wolak. Markus Shäfer. Harry van der Kamp. Marek Rzepka. Kai Florian Bischoff. Rheinische Kantorei. Das Kleine Konzert. Hermann Max (direction)

CPO 777 221.2, Codaex Distribution

2 Super Audio CD hybrides stéréo/multicanal

Elève de Beethoven avec lequel il passa plusieurs mois alors que le maître de Bonn était en train de composer son oratorio « Le Christ au Mont des Oliviers », Ferdinand Ries (1784-1838) ressentit, à son tour, le besoin impérieux d’une œuvre du même genre. Après un premier essai, fruit d’une commande de 1829, le grand œuvre vocal de Ries, « Les Rois en Israël » fut mis en chantier sept ans plus tard en 1836. Sur un livret du prêtre aixois Wilhelm Smets (1796-1848) contant l’histoire de Saul et David, que par ailleurs, Haendel avait déjà traité, Ries développa une partition grandiose dont son enthousiasme témoigne : « J’ai esquissé le dernier chœur de mon oratorio, et j’en suis maintenant à l’élaboration – j’ai déjà terminé également un récit et un air, et il me reste un quintette – je serai content quand tout sera terminé ». Et le public ne s’y trompa pas, car malgré un critique grincheux, l’œuvre remporta un vif succès. Ce qui rendit Ferdinand Ries philosophe : « Ce que l’Europe m’a donné et a reconnu à mon égard, aucun critique ne peut me le reprendre ». Aujourd’hui, grâce à l’opiniâtreté du chef d’orchestre Hermann Max, cet enthousiasme peut être partagé, tant l’oratorio de Ries recèle de merveilles. Avec une distribution exemplaire, un chœur idéal et une direction vibrante de ferveur, « Les Rois en Israël » emporte l’adhésion sans réserve, pour un plaisir de chaque instant. Une belle redécouverte.

Jean-Jacques Millo

As a student of Beethoven, with whom he spent several months when the Bonn master was composing his oratorio “Christus am Ölberge”, Ferdinand Ries (1784-1838) also felt the pressing need to compose a work of the same sort. After a first try, commissioned in 1829, Ries’ began his great vocal work “Die Könige in Israel” seven years later in 1836. Based on a book by the Aix priest Wilhelm Smets (1796-1848) that tells the story of Saul and David, which moreover Handel had already treated, Ries developed a grandiose score he enthusiastically wrote about: “I have sketched out the last choir of my oratorio, and I am now developing it – I have also already finished a recitative and an air, and there remains a quintet for me to do – I will be happy when everything is finished.” And the public confirmed his enthusiasm, for despite grumpy critics, the work was a great success. Which made Ferdinand Ries philosophical: “What Europe has given to me and recognized in me, no critic can take back.” Today, thanks to the obstinacy of conductor Hermann Max, this enthusiasm can be shared. Ries’ oratorio is full of wonders. With a fine cast, an ideal chorus and conducting vibrating with fervor, “Die Könige in Israel” earns enthusiastic kudos for its constant enjoyment. A wonderful rediscovery.

Translation Lawrence Schulman

Disponible surCodaex
Visuel