Opus Haute Définition e-magazine

L. Minkus

La Bayadère

Altynai Asylmuratova, Irek Mukhamedov, Darcey Bussel, Tetsuya Kumakawa. Orchestra of the Royal Opera House. John Lanchbery (direction)

TDK DVWW-BLLBM, Intégral Distribution

DVD stéréo

Le Bayadère est un ballet en 4 actes et 7 tableaux de Marius Petipa, représenté pour la première fois au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg le 23 janvier 1877. Dans ce DVD, il s’agit d’une représentation chorégraphique de Natalia Makarova (d’après Petipa) effectuée à la Royal Opera House, London en 1991. Il sera difficile d’égaler le même ballet avec Rudolf Noureev. C’est à la demande de Frederick Ashton, nouveau directeur du Royal Ballet de Londres (succèdent en septembre 1963 à Dame Ninette de valois), que Rudolf Noureev règle sa première chorégraphie, en remontant l’Acte III de La Bayadère. L’histoire de ce ballet est assez classique. Le guerrier Solor aime et est aimé de Nikiya, une bayadère, danseuse sacrée de l'Inde. Le grand brahmane déclare sa flamme à Nikiya qui le repousse. Un peu plus tard, il surprend Solor et Nikiya ensemble, et, jaloux, décide de se venger du refus de la bayadère. Pendant la fête au palais du rajah, Nikiya est invitée à danser. Gamzatti lui fait offrir un bouquet de fleurs, au milieu duquel se trouve un serpent qui la pique mortellement. Le grand brahmane lui propose un contrepoison, mais Nikiya, voyant que Solor reste aux côtés de Gamzatti, préfère se laisser mourir. Resté seul, Solor se réfugie dans les rêves que procure l'opium. Il voit apparaître les fantômes des bayadères mortes et parmi elles, Nikiya, qui lui pardonne. La version d'origine contenait un quatrième acte dans lequel le palais s'effondrait sur les fiancés et la cour. Puis Nikiya et Solor se retrouvaient dans la mort. Même si j’estime que la musique est un peu fade par moment et même pas très intéressante pour tout dire, le présent DVD est remarquable. Altynai Asylmuratova dans le rôle de Nikiya, Irek Mukhamedov dans celui de Solor, Darcey Bussel dans Gamzatti, mais aussi Tetsuya Kumakawa dans celui de L’idole dorée, Anthony Dowell dans le rôle du Grand Brahmane et enfin, David Drew dans celui du Rajah dansent à la perfection. Il sera difficile de trouver des défauts tant tout est au point. John Lanchbery à la tête de l’orchestre of the Royal Opera House a toujours autant de classe dans sa direction.

Yannick Rolandeau

Disponible surIntegralmusic.fr
Visuel