Opus Haute Définition e-magazine

L. Cherubini

Koukourgi

Stefan Cerny, Cigdem Soyarslan, Leonardo Galeazzi, Daniel Prohaska, Peter Edelmann, Johannes Chum, Daniel Belcher, Kärnter Sinfonieorchester. Peter Marschik (dir)

Arthaus Musik 101638, Intégral distribution

DVD stéréo

Voici un opéra que l’on croyait perdu, d’un compositeur oublié : Koukourgi de Luigi Cherubini. Retrouvé il y a des années dans la bibliothèque de Cracovie, l’opéra inachevé (il manque la scène finale) a été recomposée par le dramaturge Heiko Cullmann. Ecrite en 1793, Koukourgi met en scène la jeune Zulma, amoureuse du brave orphelin Amazan ; amour mis en péril par Koukourgi. Musicalement, c’est plutôt plat et répétitif. Amazan, un orphelin, a été adopté par Fohi. Lorsque Fohi apprend l’amour entre son fils adoptif et sa fille Zulma, il renvoie Amazan de son château. Amazan erre dans les forêts, accompagné de son serviteur, Sécuro. Il apprend que le château Fohi a été assiégé par des soldats tatars. Pendant ce temps, Zulma a approché le camp de soldats Koukourgi et lui demande de libérer son père du château. Koukourgi nous révèle son amour pour elle… Les chanteurs sont excellents et jouent bien. En premier lieu, Daniel Prohaska dans le rôle titre malicieux et maladroit. Amazan (Johannes Chum) est parfait et de bonne tenue. Enfin, la jeune soprano turque Cigdem Soyarslan, est moins à l’aise dans le rôle de Zulma et manque de ferveur dans son rôle de femme obstinée. La mise en scène est efficace mais son jeu de néons est décevant. Les décors restent ternes et peu inspirés. Un DVD à découvrir pour la forme.

Yannick Rolandeau

Disponible surIntegralmusic.fr
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