Opus Haute Définition e-magazine

Max Bruch

Concerto pour violon N°1. Quintette à cordes. Romance.

Vadim Gluzman (violon). Bergen Philharmonic Orchestra. Andrew Litton (direction)

BIS 1852, Codaex Distribution

Super Audio CD hybride stéréo/multicanal

Voici, à n’en pas douter, l’un des plus grands enregistrements de ces dix dernières années. Consacré au compositeur allemand Max Bruch (1838-1920), il propose le célébrissime Concerto pour violon et orchestre N°1 en sol mineur Op.26 que l’on entend souvent couplé avec celui de Mendelssohn, la Romance Op.85 et le Quintette à Cordes Op. Posthume datant de 1918 et qui est une véritable révélation. Max Bruch « fut surtout influencé par Brahms, et n’hésita pas à puiser son inspiration dans des folklores – écossais, gallois, germaniques -, sans parvenir à s’affranchir d’un académisme que masqua, aux oreilles des contemporains, la générosité de son style aux accents parfois post-romantiques ». (François-René Tranchefort. Fayard). L’atout majeur de ce SACD, dont la captation sonore est également remarquable, est bien évidemment le violoniste Vadim Gluzman au jeu à la fois passionné et subtil, offrant une finesse de phrasé inégalée. L’osmose parfaite avec la direction inspirée d’Andrew Litton soulève l’enthousiasme comme rarement et si l’émotion est présente de bout en bout, c’est bien aussi grâce à cet équilibre parfait. Le Quintette à cordes, joué ici avec Maxim Rysanov à l’alto, Sandis Steinberg au second violon, Ilze Klava au second alto et Reinis Birznieks au violoncelle, demeure une page d’un romantisme profond sur laquelle plane l’ombre de Johannes Brahms. Un très grand disque donc à l’inépuisable richesse interprétative.

Jean-Jacques Millo

Without a doubt, here is one the greatest recordings of the past ten years. Devoted to the German composer Max Bruch (1838-1920), it proposes the very famous Concerto for Violin and Orchestra N°1 in G minor Op.26, which one often hears coupled with that of Mendelssohn, the Romance Op.85 and the String Quintet Op. Posthumous dating from 1918, and which is a real revelation. Max Bruch “was above all influenced by Brahms, and didn’t hesitate to find his inspiration in folklore – Scottish, Gallic, German – without overcoming an academism that masked, in the ears of his contemporaries, the generosity of his style, which often took on post-romantic accents.” (François-René Tranchefort. Fayard). The major asset of this SACD, whose sound recording is also remarkable, is obviously the violinist Vadim Gluzman, whose playing is both passionate and subtle, and who offers unequaled finesse in his phrasing. The perfect osmosis with the inspired direction of Andrew Litton is a cause for enthusiasm as rarely before, and emotion is present from beginning to end thanks to this perfect balance. The String Quintet, played here with Maxim Rysanov on the viola, Sandis Steinberg on second violin, Ilze Klava on the second viola, and Reinis Birznieks on the cello, remains a deeply romantic page on which Johannes Brahms’s shadow hovers. Here then is a truly great disc of inexhaustible interpretative wealth.

Translation Lawrence Schulman

Disponible surCodaex
Visuel