Opus Haute Définition e-magazine

Bedrich Smetana

Ma Patrie

Malaysian Philharmonic Orchestra. Claus Peter Flor (direction)

BIS 1805, Codaex Distribution

Super Audio CD hybride stéréo/multicanal

Bedrich Smetana (1824-1884) est considéré comme le père de l’école Tchèque. Sa dernière grande composition symphonique « Ma Vlast » (Ma patrie) fut composée entre 1874 et 1879. C’est cette œuvre « qui le confirma définitivement comme le fondateur du symphonisme tchèque, rappelle André Lischke. Admirateur de Liszt et de Wagner, dont il subit l’influence (de même que celle de Schumann et de Berlioz), Smetana reste néanmoins un compositeur « enraciné » : il est le véritable père de la musique tchèque, dont Dvorak sera le continuateur ». « Ma patrie se divise en six œuvres distinctes (La Moldau, Par les Près et les Bois de Bohême, Vysehrad, Sarka, Tabor, Blanik). La Création eut lieu en 1882, deux ans avant la mort du compositeur atteint de surdité totale. Claus Peter Flor et l’Orchestre Philharmonique de Malaisie nous gratifient d’une exécution exemplaire. Dans un souffle vibrant, puissant et poétique à la fois, le chef allemand parvient à unifier ces « poèmes symphoniques » aux couleurs chatoyantes. Son discours musical n’est jamais vulgaire, même si parfois l’absence de subtilité se fait sentir. Cependant l’ensemble de l’interprétation ne peut que soulever l’enthousiasme, d’autant que la prise de son en stéréo ou en multicanal est tout aussi exemplaire. Une belle inspiration, pour une grande œuvre.

Jean-Jacques Millo

Bedrich Smetana (1824-1884) is considered the father of the Czech school. His last major symphonic composition “Ma Vlast” (My Country) was composed between 1874 and 1879. It is this work “that definitively confirmed him as the founder of Czech symphony,” notes André Lischke. Admirer of Liszt and Wagner, both of whom influenced him (as did Schumann and Berlioz), Smetana nonetheless remains a “rooted” composer: he is the real father of Czech music, for which Dvorak would be the continuation.” My Country is divided into six distinct works (The Moldau, Near the Prairie and Woods of Bohemia, Vysehrad, Sarka, Tabor, Blanik). It was first performed in 1882, two years before the death of the composer, who was suffering from acute deafness. Claus Peter Flor and the Philharmonic Orchestra of Malaysia provide us an exemplary execution. With a scope that is vibrant, powerful and poetic at the same time, the German conductor manages to unify these “symphonic poems” of shimmering colors. His musical discourse is never vulgar, even if at times the absence of subtlety is intimated. Still, as a whole the interpretation can only provoke enthusiasm, all the more so in that the sound recording in stereo and multicanal is just as exemplary. Highly inspired, and a great work.

Translation Lawrence Schulman

Disponible surCodaex
Visuel